Degradations

SONY DSCDes Abstractions concrètes, de tout, de riens,  se dégradent de presque Noir et Blanc, et de toutes les couleurs.
De celles qu’on touche du bout des doigts, de celles que l’on effleure du regard quand elles vous sautent à la figure .
Des tâches de poésie qui n’échappent pas à l’objectif comme autant de traces que personne n’a voulu laissées.
Des notes parallèles qui n’attendent que réparation pour être reconnu, comme une fugue dans le temps.

Hugging walls and listening to the poetry they whisper.
Scraping off the surfaces of appearances and flirting with the parallel universe of closed doors.
Giving streets some thought that won’t escape the lens as traces nobody intended to leave.

Creating concrete abstractions from scratch as building everything from nothing.
Fuguing in Minor notes as flying away on the air of time. 

 

 

Dégradations

Regarde, regarde,
Les petits trous sourient comme dents de  scie.
De mémoire de murs, on n’a jamais vu ça !
Ils tirent la langue quand tâches tombent sans fin.

Écoute, écoute,
Le pan de murs a tes oreilles,
Comme claque le paf de tête de pioche,
Comme plouf l’aléa si toc à ta porte.

Caresse, caresse,
Maquillés comme des instants volés,
Les murs te font de l’œil,
Avant qu’en douce, ne coulent sous la pluie.

Lézarde, lézarde ,
Le soleil lèche comme rire éclabousse les murs,
Ni vu, ni connu,
Son rayon vole en compas comme la surface plane.

Plonge, plonge,
Comme arrière cuisine nourrit germes de pensées,
Comme vitrines miroitent aux alouettes,
Comme mousse décolle en bulles.

Punaise, punaise ,
Tu l’as vu ce gros tas ?
En plein milieu, un peu gauche,
Comme balafre la porte une larme qu’on écrase.

Balaye, balaye,
A la porte, le regard ramasse ceux qui tombent.
A la pelle, les embrasse,
Et les scotche en plein de cœurs quand ça lui dit encore.

Relève, relève,
Souligne le trait. Ne le laisse pas filer.
La curiosité pique comme baiser volé,
Et dérouille l’autre volet s’il est piqué.

Note, note
Par nuit blanche,
Les murs s’enchantent comme pie où ça brille,
Pour donner la clef au sol au point d’un jour.

Explose, explose,
Le noir qui foudroie quand le rouge monte en joue,
Le vert à l’orange, qui traine en route et redémarre aussi sec,
Le rose qui voit la vie et le bleu qui n’a rien vu.

Cerne, cerne,
De la plus grise mine,
Jaillit le blanc qui sèche, coincé sur un sujet,
Comme mauve danse fatigué sous les yeux.

Trace, trace,
Elle teinte de loin si tu la serres de près,
Elle gicle de là, si tu lui cours après d’ici.
Trace sur le mur et stoppe, elle t’évadera.

VS

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